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Quelques chansons bretonnes avec traduction et accords

 

             

Chansons bretonnes

gwenhadu Trovern Bian email Trovern Bian gwenhadu
Voici quelques unes des chansons bretonnes les plus connues avec leur traduction (sans doute aproximative parfois) et leurs accords de guitare.
Les accords indiqués ci-dessous sont très simplifiés et ne prétendent pas être les meilleurs. Ils permettent simplement de chanter ces chansons avec plaisir...
Si vous avez des corrections à apporter n'hésitez pas à en faire part à l'adresse ci-dessus.
retour Karantez Vro Me zo Ganet... Ar Soudarded... Maro eo ma mestrez retour
  Kousk Breizh Izel Tri Martolod Un Alarc'h    
           
  Karantez vro  
Cette magnifique chanson a été créée par le groupe Gwalarn (avec une musique de Véronique Autret je crois) d'après un poème d'Anjela Duval, avant d'être reprise par Nolwenn Leroy

E korn va c'halon 'zo ur gleizhenn   
'Baoe va yaouankiz he dougan
Rak, siwazh, an hini a garen
Ne gare ket pezh a garan.
Eñ na gare nemet ar c'hêriou,
Ar morioù don, ar broioù pell, 
Ha ne garen 'met ar maezioù,
Maezioù ken kaer va Breizh-Izel.
 
Ret' voe didab 'tre div garantez :
Karantrez vro, karantez den.
D'am bro am eus gouestlet va buhez
Ha lezet da vont 'n hini 'garen.
Biskoazh abaoe n’am eus en gwelet
Biskoazh klevet keloù outañ.
Ar gleizhenn em c'halon zo chomet
Pa ne gare ket pezh a garan

Pep den a dle heuilh e donkadur :
Honnezh eo lezenn ar bed-mañ.
Gwasket 'voe va c'halon a-dra-sur,
Met 'gare ket pezh a garan.
Dezhañ pinvidigezh, enorioù,
Din-me paourentez ha dispriz.
Met 'drokfen ket evit teñzorioù
Va Bro, va Yezh ha va Frankiz.

Am, Dm, Am, Em
Am, Dm, Am, Em
Am, Dm, Am, Em
Am, Dm, Am, Em
C, G
Am, C, Am, Em
C, G
Am, C, Em, Am


(capo 3e fret)

En mon coeur est une blessure,
Elle est gravée depuis ma jeunesse
Car, hélas, celui que j'aimais
Ce que j'aime il n'aimait pas.
Lui n'aimait que les villes,
Les mers profondes, les pays lointains;
Je n'aimais que les campagnes,
Les campagnes si belles de ma Basse-Bretagne.
Entre deux amours il me fallut choisir
Amour du pays, amour de l'homme;
A mon pays j'ai offert ma vie,
Et s'en est allé celui que j'aimais.
Depuis, jamais je ne l'ai revu,
Jamais appris de ses nouvelles
La blessure de mon coeur est restée
Car ce que j'aime, il n'aimait pas.

Chacun doit suivre son destin,
Ainsi en est-il en ce monde.
Meurtri, certes, fut mon coeur,
Mais ce que j'aime, il n'aimait pas.
A lui, honneurs et richesse
A moi, mépris et humble vie.
Mais je n'échangerais contre nul trésor
Mon pays, ma langue et ma liberté.

Anjela Duval est née en 1905 à Vieux-Marché près de Plouaret. Elle est décédée en 1981. Elle fut paysanne et célibataire toute sa vie. Elle écrivait ses poèmes sur un cahier. Celui-ci est sans doute autobiographique. Elle aurait refusé de suivre un marin qu'elle fréquentait.

(merci à D.Moysan pour les corrections)

  maison  
  Me Zo Ganet E Kreiz Ar Mor  

Cette chanson a été écrite par le poète groisillion Yann-Ber Kaloc'h (Jean-Pierre) Calloc'h). tué à la Guerre en 1917 qui parle de la vie sur son ïle (Groix)
La musique est du Pontivien Jef Le Penven.

 

Me zo ganet e kreiz ar mor
Ter lev er maez;
Un tiig gwenn du-hont am-eus,
Ar banal a gresk e-tal d’an nor
Hag al lann a c’hol an anvez.
Me zo ganet e kreiz ar mor,
E bro Arvor

Ma zad a oa, evel e dadoù,
Ur martolod;
Bevet en-deus kuzh ha diglod
- Ar paour ne gan den e glodoù -
Bemdez-bemnoz war ar mor blod.
Ma zad a oa, evel e dadoù,
Stleijour-rouedoù

Ma mamm ivez a laboure
- Ha gwenn he blev - ;
Geti, en c’hwez war on taloù,
Desket am-eus bihannig tra,
Medeiñ ha tennañ avaloù.
Ma mamm ivez a laboure
Da c’hounit bara...

Am, Em
F
Em
Am
C, D, Em
Am, Em
Am

(capo 5e fret)

Moi je suis né au-milieu de l’océan
Trois lieues au large
Là-bas, j’ai une petite maison blanche
Le genêt pousse devant la porte
Et l’ajonc couvre l’alentour.
Moi Je suis né au-milieu de l’océan
En pays d’Arvor

Mon père fut comme ses aieux,
Simple matelot;
Il vécut caché et sans gloire
- du pauvre, personne ne chante les louanges
Chaque jour, chaque nuit, sur l’océan mouvant
Mon père fut comme ses aieux,
Traineur de filets

Ma mère aussi travaillait
- sa chevelure n’était-elle pas blanche -
Avec elle, la sueur à nos fronts,
J’ai appris de toutes petites choses
Moissonner et arracher les pommes de terre.
Ma mère aussi travaillait
Pour gagner son pain...

Le poème original (qui comprend plusieurs autres strophes) est écrit en vannetais et diffère légèrement de la version ci-jointe.

Y.F Kemener en fait une magistrale interprétation.
  maison  
  Ar Soudarded Zo Gwisket E Ruz  
Sauf erreur cette chanson traditionnelle a été retrouvée par Max Le Fur père de Gweltaz Ar Fur, chanteur, musicien, libraire breton fondateur des écoles Diwan.
Elle raconterait la mort d'un des ancêtres de la famille Le Fur.
Ar Soudarded Zo Gwisket E Ruz 
O lin de lin da lan de lin da la la   
Ar Soudarded Zo Gwisket E Ruz  
Ar veleien zo gwisket e du        

Gwellañ soudard a oe en arme
Oe ur zoudard Ar Fur e añv

Eñ a lare d'e gamaraded
"Ne gredan ket e varvin ervat.

Med pa varvin-me kreiz ar Brezel
Interit me e douar santel.

Pa varvin-me e ti ma zad
Interit me e vourk Brizak

E vourk Brizak kreiz ar vered
Ur sapr-groaz du-hont 'm-eus plantet.

Ur wezenn-groaz am-eus plantet
Jamez delienn he-deus manket."

Med ar bloaz-man eñ zo kouezhet,
Soudard Ar Fur a zo marvet

Komans e rae 'n douar da gleuzañ
Gant ar Vretoned o ouelañ

Ar Soudarded Zo Gwisket E Ruz
Ar veleien zo gwisket e du.

Em, D
Em, C, Bm
Em, D
Em, C, Bm, Em

Les soldats sont habillés de rouge
O lin de lin da lan de lin da la la
Les soldats sont habillés de rouge
Les prêtres sont habillés de noir

Le meilleur soldat de l'armée
Etait un soldat qui s'appelait Le Fur

Il disait à ses camarades:
"Je ne crois pas que je mourrai pour de bon

Mais si je meurs au cours du combat,
Enterrez moi en terre sainte

Si Je meurs dans la maison de mon père
Enterrez moi au bourg de Brisac

Au bourg de Brisac au milieu du cimetière
J'y ai planté un sapin pour ma croix

J'ai planté un arbre pour ma croix
Jamais une feuille (aiguille) n'y a manqué."

Mais cette année l'arbre est tombé:
Le soldat Le Fur est mort.

On a commencé à creuser.
Avec les Bretons en train de pleurer

Les soldats sont habillés de rouge
Les prêtres sont habillés de noir

De nombreux interprètes ont repris cette chanson. Parmi eux:
Gweltaz Ar Fur
(bien sûr)
Gwalarn
Soazig
Yann Bertrand

  maison  
  Maro Eo Ma Mestrez  
Je ne connais pas l'origine de cette chanson.
C'est bien sûr une gwerz traditionnelle.

Me am eus ur feuntenn
E-barzh kornig ma jardin.
Eno ma vin kavet,
Deus an noz ha d'an mintin
Ennan e vin kavet
Atristet gant ar glac'har,
Sonjal e ma mestrez
A zo aet d'an douar

Maro eo ma mestrez
Maro eo ma holl fians
Maro ma flijadur,
Ha tout ma holl esperans.
Biken, 'mije sonjet,
Nag ar maro a deuje
Da lemmel diganin
Ma dous ma c'harantez.

Deus poaniou ar bed man,
Fusulhiou ha konteliou,
Hastet, mar pliij ganeoc'h
Disoc'het din ma deiou
Hastet, mar pliij ganeoc'h
Disoc'het din ma buhez
'vid maz in d'ar bed all,
Warlec'h ma c'harantez

C'hoarvez a ra ganin
Evel gant ur marc'hadour
Am'eus ur vatimant
Da navigi war ar mor,
Graet gantan e beaj
Erruet e porzh ar joa,
Ma doucha d'ar gern
E tello perisa.

Em
Em G Em
Em
Em, G, Em
Am, Em
Em, Bm, Em
Em, Am
Am, Em , Bm, Em


J'ai une fontaine
Dans un coin de mon jardin
Là, vous me trouverez
Le matin comme le soir
Là vous me trouverez
Pétrifié de chagrin,
Pensant à ma bien-aimée
Qui a été mise en terre

Ma bien-aimée est morte,
Morte est toute ma confiance
Mort est mon plaisir
Ainsi que tous mes espoirs.
Jamais je n'avais imaginé
Que la mort puisse venir
M'enlever ainsi
Ma douce, ma bien-aimée

Peines de ce monde,
Fusils et couteaux,
Dépêchez-vous, s'il vous plaît
D'en finir avec mes jours
Dépêchez-vous s'il vous plaît
D'en finir avec ma vie
Que j'aille dans l'autre monde
Rejoindre ma bien-aimée.

Je suis
comme un marchand
J'ai un navire
Pour voyager sur mer.
Son voyage achevé,
Il accostera aux îles de la félicité,
Si le mat venait à se briser,
Il sombrerait.

De nombreux interprètes parmi lesquels on peut citer:
Alan Stivell
Y-F Kemener
Gilles Servat

  Une formidable interprétation instrumentale de "Maro eo ma mestrez" par André Le Meut (bombarde) lors de la Nuit Celtique de 2003 se trouve ICI  
  maison  
  Tri Martolod  

C'est un standard de la chanson bretonne. Elle serait originaire de Cornouaille, du sud en particulier. Elle n'est jamais chantée en entier dans les enregistrements habituels.

remarquez les reprises sur le modèle du Kan ha diskan

Il en existe de multiples versions avec des paroles différentes. Il ne faut donc pas s'étonner d'en entendre avec d'autres que celles-ci.

La version de Y-F Kemener en particulier n'a pas les mêmes paroles

Tri Martolod yaouank
Tra la la la diga tra
Tri martolod yaouank
Ovoned da veajiñ

O voned da veajiñ ge,
O voned da veajiñ

Gant avel bet kased

Betek an Douar Nevez

E-kichen mein ar veilh

O deus moulhet o erioù

Hag e-brazh ar veilh-se

E oa ur servijourez

Hag e c'houlenn ganin

Pelec'h 'n eus graet konesañs

E Naoned, er marc'had

Hor boa choazet ur walenn

Gwalenn ar promesa

Ha par omp da zimeziñ

Ni 'zimezo hon-daou

Ha pa n'eus ket avañtaj

Ma mamm c'hwi zo 'n hoc'h aez

N'ouzoc'h ket piv zo diaes

N'hon eus na ti na plouz

Na gwele da gousket en noz

N'eus na liñser na lenn

Na pennwele dindan ar penn

N'hon eus na skuell na loa

Na danvez d'ober bara

Ni 'ray 'vel ar glujar

Ni 'gousko war an douar

Ni ray 'vel ar c'hefeleg

Pa sav an heol 'ya da redek

Echu eo ma jañson

An hini 'oar 'c'hontinui

Em, D
C, Bm
Em, D
C, Bm, Em

Em, G, Bm
Em, Am, C, Bm

(capo eventuellement 2 ou 3e fret)

Trois jeunes marins, 

Trois jeunes marins
s'en allant voyager
 

Le vent les a poussés
Jusqu'à Terre-Neuve
A côté de la pierre du moulin
Ils ont jeté l'ancre
Et dans ce moulin
Il y avait une servante
Et elle me demande
Où avons-nous fait connaissance ?
A Nantes, au marché
Nous avions choisi un anneau
L'anneau de la promesse
Et nous étions sur le point de nous marier
Nous nous marierons
Même si nous n'avons pas de biens
Ma mère, vous êtes à l'aise
Vous ne savez pas qui est dans le besoin
Nous n'avons ni maison ni paille
Ni lit pour dormir la nuit
Nous n'avons ni drap ni couverture
Ni traversin sous la tête
Nous n'avons ni écuelle ni cuiller
Ni de quoi faire du pain
Nous ferons comme la perdrix
Nous dormirons sur la terre
Nous ferons comme la bécasse
Quand le soleil se lève elle va courir
Ma chanson est terminée
Celui qui sait continue

 

De très nombreux interprètes. Elle a été redécouverte par Alan Stivell qui en a fait le succès qu'on connaît.
Mais il y a aussi:

Y-F Kemener
Tri Yann
Gérard Jaffrès
Nolwenn Leroy
Claire Pelletier

Manau a repris l'air et l'orchestration de Stivell pour "La tribu de Dana"

 

  maison  
  Un alarc'h  

La version intégrale (très longue) se trouve dans le Barzaz Breiz ou sur plusieurs autres sites sur la toile. C'est une chanson qui raconte le retour du Duc Jean IV pour repousser les Français qui menacent le duché de Bretagne.

Le dernier couplet à côté n'est pas dans la version originale mais a été ajouté par Stivell

Un alarc'h, un alarc'h tra mor (bis)
War lein tour moal kastell Arvor

Dinn, dinn, daoñ, d'an emgann, d'an emgann, o !
Dinn, dinn, daoñ, d'an emgann ez an

Erru ul lestr e pleg ar mor
E ouelioù gwenn gantañ digor

Degoue'et an Aotrou Yann en-dro
Digoue'et eo da ziwall e vro

Neventi vad d'ar Vretoned
Ha mallozh ruz d'ar C'hallaoued

D'hon diwall doc'h ar C'hallaoued,
A vac'hom war ar Vretoned.

Enor, enor d'ar gwenn-ha-du
Ha d'ar C'hallaoued mallozh ruz !

Em, D, Em
Em, G, Em, Bm

Em, D, Bm

Em, G, D, Em

 

Un cygne, un cygne d'outre mer
Au sommet de la tour du château de Bretagne
Dinn... au combat

... je vais au combat

Un navire est entré dans le golfe,
ses blanches voiles déployées;

Le seigneur Jean est de retour,
il vient défendre son pays;

Heureuse nouvelle aux Bretons !
et malédiction rouge aux Français !

Nous défendre contre les Français,
qui opressent les Bretons.

Honneur, honneur au "gwenn-ha-du"
Et malheur rouge aux Français

Alan Stivell a repris en partie cette chanson en 1972. Les Tri Yann et Gilles Servat également.
  maison  
  Kousk Breizh Izel  
Vieille berceuse bretonne dont les paroles sont attribuées à l'abbé Maréchal An heol a zo kuzhet
Setu echu an deiz
Me 'glev ar c'hloc'h o tintal an Ave

Kousk, kousk, Breizh-Izel, bro dispar !
Setu an noz o tont war an douar
Kousk, Breizh-Izel bro ker mat
Trouz ar mor bras a sav d'az luskellat

Ar vesaerien a gan
O tastum o loened
Gwerzioù Breizh-Izel n'int ket c'hoazh kollet

Arvor, o douar sakr
A greiz-kalon m'ho kar
Bro all ker kaer n'eus ket war an douar

Ch'wezh vat gand an ed e bleun
Hag al lann alaouret
War ar maezioù gant ar glizh noz a red

G, D7,G
G, D7, G
G, C, G, D7

G,C,Em,Am
D,D7
G,C,Em,Am
D,D7,G

Capo peut être mis en 2, 3, ou 4 suivant interprétation

Le soleil s'est couché
La journée est achevée
J'entends la cloche qui sonne l'Angélus

Dors, dors, Basse Bretagne, Pays sans égal
Voici la nuit qui vient sur la terre
Dors, Basse Bretagne, pays si beau
Le bruit de la mer monte pour te bercer

Les paysans chantent
En rassemblant leurs troupeaux
Ils n'ont pas encore oublié les complaintes de Basse-Bretagne

Armor, terre sacrée
Je t'aime de tout mon coeur
Il n'est au monde pays si beau

La bonne odeur des blés murs
Et de l'ajonc doré
Sur les champs se répand avec la rosée du soir

Sur le net on attribue souvent cette chanson à Théodore Botrel, à tort. Il écrivait en français.
 

Il existe une version en Français qui varie aussi suivant les interprétations. Voici celle que ma mère chantait (du moins ce dont je me souviens)
J'ai retrouvé une version à peu près semblable sur la toile, et d'autres qui me paraissent fantaisistes.

J'entends au loin sonner
Le dernier Angelus
Notre Bretagne a donc un jour de plus

Dors, dors, douce Mamm-Gozh Arvor
Dors bonne vieille puisque ton peuple veille
Dors, gardiens de ton sommeil
Nous préparons doucement ton réveil

L'Ajonc de nos foyers
Fume en la paix du soir
Tout comme dans un immense encensoir
(si quelqu'un connaît cette version en entier je serais heureux de corriger ceci.)

 
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